
Quid des stations de ski avec une enneigement très faible et une fréquentation forcement en baisse en cette période propice aux sports d’hiver
Dans le Sud-Est on est à la limite de la baignade avec des températures largement au-dessus des normales saisonnières (quelques 16° du côté de Marseille et de ses alentours). Quant aux stations de ski, faute de neige, elles n’ouvrent pour la plupart que partiellement leur domaine skiable.
Cela devient presque un rituel tous les ans tant le dérèglement climatique perturbe le bon fonctionnement des stations. Et pour beaucoup d’entre elles le recourt au canon à neige est devenu une nécessité mais qui ne suffit parfois pas.
Le redoux climatique est un véritable « poison » pour tout le domaine skiable
Qu’il s’agisse de la Haute-Savoie et même des Pyrénées, le constat et le même : le manque d’enneigement provoque le décalage de l’ouverture des domaines skiables ou, au mieux, une ouverture partielle. Même s’il est trop tôt pour faire un bilan, certains indicateurs s’orientent déjà vers le rouge pour le début de saison. Et que dire aux vacanciers qui sont venus justement pour profiter des pistes. Pour ce faire les stations de ski orientent leurs usagers vers d’autres activités qu’il est possible de pratiquer à la montagne… en été ou presque. Il n’est pas question de laisser les familles livrées à elle-même, sans leur proposer des activités qui leur évite tout ennuis. Certaines stations n’ont pas hésiter à mobiliser tous les acteurs des sports d’hiver pour palier au manque de neige. Ainsi certaines stations proposent du ski sur gazon, du parapente, de la trottinette électrique, du VTT…
L’impact de l’énergie, un autre casse-tête et pour lequel les stations de ski se consultent pour éviter le pire : le dépôt de bilan
Alors que certaines stations sont inondées, l’utilisation des remontées mécaniques et autres matériels faisant appel à l’électricité devient une source de charges très conséquente. C’est aussi cela le constat que font la plupart des stations déjà fortement impactés ces dernières années par la crise sanitaire du Covid. « Vivre ou mourir » semble s’inscrire dans une logique économique qui perdure et dont les aléas économiques et climatiques sont venus ajouter des difficultés supplémentaires au quotidien. Car ici plus qu’ailleurs c’est au quotidien que se vie une station. Tributaire qu’elle est des conditions climatiques et comme si cela ne suffisait pas l’impact de l’énergie sonne comme une mauvaise nouvelle qui retentie au clocher du village lorsque le son des cloches et si différent.
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