Turquie : l’incarcération d’Ekrem Imamoglu déclenche une vague de contestation historique
Ekrem Imamoglu, principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan et maire d’Istanbul, a été incarcéré ce dimanche 23 mars à la prison de Marmara, également connue sous le nom de prison de Silivri, à l’ouest d’Istanbul. Arrêté mercredi, il a été conduit en détention en même temps que plusieurs coaccusés, accusé de « corruption » en raison d’un accord électoral avec une formation prokurde, que les autorités turques soupçonnent de liens avec le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). Avant son incarcération, l’édile a dénoncé « une exécution sans procès » et un processus judiciaire « loin d’être équitable », dans un message transmis par ses avocats.
Une mobilisation massive et inédite
Depuis mercredi, une vague de contestation d’ampleur historique s’est répandue à travers le pays, rappelant le grand mouvement de Gezi en 2013. Chaque soir, des dizaines de milliers de manifestants se rassemblent à Istanbul, place de la mairie, sous une forêt de drapeaux, scandant des slogans contre le gouvernement. Dimanche, l’épouse du maire, Dilek Imamoglu, a pris la parole devant la foule : « Ce que vous avez fait à Ekrem a touché un point sensible qui nous rappelle à tous vos injustices. Vous serez vaincus ! »
Le mouvement ne se limite pas à Istanbul : de Diyarbakir à Edirne, en passant par Ankara et Izmir, des manifestations massives ont éclaté. Selon un décompte effectué samedi, au moins 55 des 81 provinces turques ont été touchées. Malgré une interdiction de rassemblements prolongée jusqu’à mercredi soir par les autorités, les protestations persistent.
Une crise politique majeure
Le Parti républicain du peuple (CHP), première force d’opposition à laquelle appartient Ekrem Imamoglu, a dénoncé un « coup d’État politique » et annoncé son intention de faire appel de la décision de justice. La primaire symbolique du CHP, maintenue en signe de solidarité avec le maire, s’est transformée en plébiscite, recueillant quinze millions de votes en faveur d’Imamoglu.
À l’international, la réaction est vive. Paris a dénoncé des « atteintes graves à la démocratie », rappelant que la Turquie est membre du Conseil de l’Europe et candidate à l’Union européenne. Pendant ce temps, le réseau social X a révélé que le gouvernement turc avait demandé la suspension de plus de 700 comptes jugés hostiles, incluant des médias, des personnalités politiques et des étudiants.
Face à la contestation grandissante, Ekrem Imamoglu a envoyé un message à ses partisans depuis sa cellule : « Le temps des urnes viendra. La nation donnera à ce gouvernement une gifle inoubliable. »
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